Passion terre-argile

Des signes

Le lecteur aura certainement remarqué comme moi que, lorsque l'on s'intéresse à quelque chose, on se met à en voir les "signes" partout.

C'est le cas du jeune étudiant en psychologie qui après la leçon sur, disons, le "regard de chien battu", se met à voir ce comportement chez des personnes qu'il croise dans la rue ou chez des personnages de séries télévisées.

C'est le cas de l'étudiante en broderie qui se met à voir le modèle qu'elle vient d'apprendre en cours sur des personnes, des peintures ou des sculptures alors que la veille elle n'aurait rien remarqué.

Partout

C'est ainsi qu'à partir de moment où j'ai étudié la terre-argile dans les livres et sur quelques sites je me suis mis à en voir "partout".
Il faut dire que les espaces où l'on construit en terre-argile sont très nombreux en Europe et dans le monde.

Il y a quelques années c'était dans des déplacements professionnels au Maroc, au Danemark ou en Grande-Bretagne. L'été 2005 c'était en marchant dans le Gers puis en Castille. La semaine dernière c'était une Canadienne qui me demandait de lui montrer la Bresse.

Passion, seulement passion

Tout se passe comme si la passion pour la terre-argile tournait à l'obsession.
Mais ce n'est pas une obsession ! Une passion est une passion, rien d'autre. "Simplement" l'on se met à voir tout ce qui ressemble de près ou de loin à l'objet aimé. Dans les paysages, dans les revues, dans des films, quelque chose qui serait resté fondu dans la masse se met à devenir lumineux, saillant.

Même si l'on pensait pouvoir y échapper en développant une passion pour la maison natale de Shakespeare, la terre-argile est toujours là !